images seules : les publicités se décli-
nent en polyptyques... on ne croit plus
en l'image ultime, celle qui exprimerait
le tout... on propose plusieurs éclaira-
ges de telle façon que le spectateur
réédifie le monde, tout au moins le
message à transmettre. Nous refu-
sons d'achever, nous exposons les
ébauches, nous voulons que le spec-
tateur achève pour lui.

En ce sens, le cinéma est un art tradi-
tionnel, il appartient à la tradition re-
naissance, celle du tout et de la conti-
nuité. Un film se présente comme une
oeuvre... et peu de cinéastes exposent
la nature parcellaire... une tentative de
Greeneway avec Prosperos' Book... la
vidéo déjà mieux adaptée à la ponc-
tuation du monde... la photographie
est l'art de notre époque, comme la
peinture l'était au XVIe et la musique
au XVIIIe. L'appareil photo est l'un des
meilleurs instruments
d'échantillonnage. Paradoxe : il appa-
raît avant la caméra... parce qu'il était
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