haut de la falaise jusqu'à la mer. En
bas la route en corniche. Une risée,
c'est comme une myriade de poissons
à fleur d'eau ; les poissons effrayés
par un monstre changent de direction,
chacun choisissant la sienne, mais
tout en maintenant le cap. Une risée,
c'est comme les lignes de force d'un
champ magnétique, les vagues réa-
gissent comme la limaille de fer.

Le silence de Taormine me fait exé-
crer le bruit. Dans le restaurant sou-
dain des musiciens, et leurs notes
m'agressent, m'arrachent des maux
de tête... je veux le silence, assez du
bruit des villes. À cause de cette pollu-
tion sonore, notre époque ne peut
engendrer de musique... les oeuvres
novatrices se font plus bruyantes que
le bruit ambiant, et cela qu'elles soient
expérimentales ou populaires. Notre
époque ne laissera pas de musique...
ou seulement une musique du bruit
ou, par contraste, du silence, musique
en harmonie avec la nouvelle photo-
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débutfin
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