pour produire plus de correspondan-
ces, mais aussi plus de bruit. Et ce
n'est pas un rejet de ces musiques,
nous ne pouvons nier, de façon objec-
tive, qu'elles sont plus bruyantes, car
elles usent de plus grands intervalles.

Les oeuvres contemporaines les plus
profondes jouent du silence (comme
John Cage l'a montré), silence qu'elles
opposent au bruit, vide métaphysique
où le mélomane imagine ce que pour-
rait être la musique. Des bribes
qu'offre le compositeur, il invente une
oeuvre virtuelle, celle dont chacun
rêve, une musique qu'aucun instru-
ment ne jouera jamais.

Ces réflexions pessimistes parce que
je ne suis pas mélomane, parce que la
musique fuit ma vie, me devient de
moins en moins indispensable,
comme la peinture fuyait la vie de
Gombrowicz. Mais il condamnait tous
les peintres et je ne condamne que la
plupart des musiciens contempo-
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débutfin
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