| n'existe qu'au moment où les mots s'inventent ; la mienne je la perçois au-delà, elle semble savoir quelque chose que l'autre ne saura jamais. Cette chose existe-t-elle ? En tout cas je n'ai pas de cesse de la poursuivre. Voilà où me conduit ma méthode de l'abandon, à ne plus parler que de mes pensées, en oublier la Sicile qui pourtant les provoque. Des gens pré- tendent avoir quitter leur corps, s'être vus allongés... je comprends comment | on peut connaître de telles illusions... je regarde mes pensées, incapable de les diriger, elles défilent et je les note... Depuis la Renaissance, la peinture représentait un monde continu : du premier plan à l'infini. Picasso brise cette continuité... en même temps que Proust pour le récit... et que les physi- ciens... nous revenons à la disconti- nuité qui occupa l'humanité jusqu'à la fin de l'art Roman. De Brunelleschi à Picasso ne voilà qu'une époque (du |
| début | fin |